
| © 2008 |
| Bien-être au travail |
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Souvent, on voit le travail comme un fardeau, source de maladies, dont le principal intérêt est de nous permettre de vivre et de faire vivre nos proches. Et si la réalité était plus complexe que cela ? Certes les accidents du travail existent ! Certes, des maladies professionnelles sont à déplorer. Mais, on a aussi, en mémoire, des exemples de personnes tombées malades au moment où leur activité professionnelle cessait. On connaît également des personnes âgées Le travail peut-il être compatible avec le bien-être ? Certainement, dès lors que certaines conditions seraient respectées. Nous allons aborder ici trois de ces conditions.
L’utilité de son activité :
On se rend compte que le travail d’une personne peut rimer avec bien être s’il est utile à ses collègues. On ne doit donc pas travailler simplement pour réaliser la mission demandée mais parce que la réalisation de celle-ci influe sur la qualité du travail de ses collègues. Une aide soignante, Une autre condition du bien-être au travail repose sur le fait que le celui-ci soit utile à autrui et d’une manière plus générale à la société. Cette dualité entre intérêt personnel et intérêt général était explicité par Henri Bergson : « le pur intérêt personnel est devenu à peu près indéfinissable, tant il y entre d’intérêt général, tant il est difficile de les isoler l’un de l’autre ». On trouve également cette dualité entre intérêt personnel et intérêt général, sous une forme proche chez Emile Durkheim Si l’on prend deux groupes d’employés qui ne disposent pas du temps nécessaire pour accomplir leur mission, le groupe qui essayera coûte que coût de mener à bien sa mission sera moins atteint sur le plan de sa santé que le groupe qui, considérant les conditions inacceptables, accepte l’idée de bâcler son activité car On peut penser,
La liberté d’action :
La liberté d’action ou tout au moins une part de cette liberté semble indispensable au bien-être du salarié. On peut parfois être tenté de penser que plus on réduit cette liberté, plus le travail sera réalisé selon des critères optimaux et plus il sera efficace. Il n’en est rien car, à ce moment là, il devient source d’une souffrance morale. L’habileté semblerait résulter Le pouvoir d’agir est extrêmement protecteur et on peut l’illustrer par une situation concrète. Dans un véhicule, la personne la plus stressée n’est pas celle qui conduit mais celle qui est à côté du conducteur, qui elle n’a pas le pouvoir d’agir. C’est ainsi que les torticolis secondaires aux longs déplacements en voiture, correspon Cette influence du pouvoir d’agir sur le bien être est également vraie chez l’animal. On s’est aperçu que si l’on met des rats
Les relations interhumaines :
En partie en raison du développement de l’informatique, en partie par la volonté de répondre aux exigences de performance de l’entreprise, on a considérablement réduit les relations inter humaines au sein de l’entreprise. Et cepen Dans certaines entreprises, les relations entre services complémentaires ne se font pratiquement plus que par l’utilisation de l’outil informatique, ce qui contribue aussi à altérer la perception pleine et entière de l’utilité de son activité. On a également cru que l’on répondrait aux exigences de performance en optimisant l’activité de chacun. Qu’on ne s’y trompe pas, l’optimisation passe par un équilibre, à l’image d’un arc boutant gothique, entre exigence de performance et intelligence des moyens. En une phrase, on pourra d’autant plus demander aux salariés que les relations humaines seront d’une qualité exceptionnelle. Dans le même sens, de récentes études canadiennes ont montré que « les encouragements au travail ont un effet protecteur contre les troubles psychiatriques. À l’inverse, une absence de soutien augmenterait de 31 % et de 43 % respectivement le niveau de stress et d’anxiété chez les hommes et les femmes ». Essayons donc de définir huit axes susceptibles d’améliorer les relations interhumaines et de déboucher sur une motivation, laquelle est une puissante source de bien-être : - Fixer un objectif final et deux objectifs intermédiaires ; - Exprimer sa passion ; - Encourager encore et toujours ; - Eviter la pression d’enjeu - Transformer les problèmes en atouts ; - Manifester de la considération ; - Transmettre de l’optimisme - Savoir convaincre
Le bien-être au travail est possible si l’on cultive le bon sens ; un bon sens qui permet l’expression de l’utilité de son activité vis-à-vis de ses collègues, d’autrui et de la société en générale ; un bon sens qui laisse volontairement une place à la liberté d’action ; un bon sens qui se souvient que l’homme est surtout fait pour vivre en … société ! Certaines entreprises s’engagent d’ores et déjà
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