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La voie de l’engagement est toujours celle de l’excellence dans tous les domaines où les Hommes se livrent à une activité commune dans un but commun, à commencer par le cœur vital de l’économie : l’entreprise.
On s’est en effet depuis longtemps aperçu que l’entreprise était d’autant plus performante que les salariés et les dirigeants avaient une même affection pour la société, qu’ils poursuivaient ensemble une oeuvre commune.
Cultiver l’engagement passe par l’expression claire, au salarié, de l’utilité de son activité et de la considération qu’on lui porte. Il est tout aussi nécessaire d’expliquer à chacun les objectifs de l’entreprise et de s’assurer que ceux-ci soient partagés. Il est également important que le salarié bénéficie d’encouragements sincères et dispose d’une liberté d’action qui l’aide à percevoir la réalité de la confiance qu’on lui témoigne.
La voie de l’engagement, en plus d’être celle de l’excellence, est celle du bien-être. Or, les risques en terme de santé inhérents à la crise financière sont pressentis et annoncés par de nombreux spécialistes à l’image de la directrice générale de l’OMS.
Or, l’engagement, par la motivation qu’il induit, provoque du plaisir, le plaisir que l’on éprouve quand on prend conscience que l’on est un des acteurs d’une réussite collective. Or, le plaisir, nous protège notamment des effets toxiques du stress. C’est ce principe là que Hans Selye, l’homme qui a décrit le phénomène du stress, avait à l’esprit lorsqu’il parlait des bienfaits de l’ « altruisme égoïste ».
C’est parce qu’il est source de zèle et de bien-être, que l’engagement génère de la performance. Dans le domaine économique, pour que la sortie de crise se fasse par le haut, il faut que le plus grand nombre possible de dirigeants cultivent l’engagement, qu’ils en fassent une règle de… vie !
Que ceux qui sont d’ores et déjà convaincus se comportent comme des missionnaires, qu’ils aident à convaincre pour que s’opère ainsi une véritable contagion du… bien !
Philippe Rodet
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